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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Drogues au microscope, la beauté du diable !

Publié le 15 Avril 2015 par DB-RBV

Drogues au microscope, la beauté du diable !

Dans la série ‘’All you can fell’’, avec à la clé, un livre et une expo, Sarah Schoenfeld a observé au microscope différentes drogues placées sur un film négatif. Dans cette étude visuelle, l'artiste allemande a réalisé des vues microscopiques de nombreux produits chimiques utilisés comme drogues légales ou illégales. Et le résultat est envoûtant.

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Pour obtenir ces clichés, Sarah Schönfeld a posé à l’aide d’une pipelette, quelques gouttes de différents psychotropes, sur un film négatif. Ces gouttes sont composées de différentes drogues, naturelles ou de synthèse, mélangées à de l’eau ou de l’alcool. Chaque goutte de produit ayant chimiquement modifié le revêtement du film où elle l’a déposé, Sarah Schönfeld a exploité cet inconvénient, y compris la réaction chimique du médicament particulier, en les agrandissant à des tailles allant jusqu'à 160 x 200 cm avant de les photographier. Toutes les substances se sont comportées de façon très différente. Cinq drogues au moins ont été éliminées de la sélection. Sarah a par exemple laissé tomber le THC, parce que visuellement et esthétiquement, ça ne donnait rien de beau.

Ce travail l'a notamment conduit à s'interroger sur les limites entre l'image obtenue de matière neutre et la représentation. Ce qui se révèle troublant, c’est non seulement le décalage entre l'esthétique de ces images et les conséquences délétères de ces substances sur l'organisme, mais aussi le parallèle fascinant entre les effets que procurent ces dr
ogues et leur aspect immortalisé sur film.


Si elle avoue avoir gobé des substances, elle affirme avoir découvert que l'on en a pas nécessairement besoin. ‘’Les drogues révèlent des facultés qui sont déjà en nous. C'est un des produits dérivés de la société de consommation que de croire que des substances sont nécessaires pour se sentir comme ça’’. (Source : Vice)

Mais pour la Berlinoise, ces quasi-photographies sont surtout une sorte d’introspection artistique. Elle dit avoir voulu décrire l’indescriptible dès l'enfance. Maintenant, sa quête consiste à chercher des moyens de rendre visibles d’insoupçonnables beautés cachées aux tréfonds des éléments. Et c’est ainsi qu’elle a décidé d’entreprendre ce projet, en prenant les drogues récréatives pour ce qu’elles sont, des substances et des molécules.

Diplômé BA and MA of Visual Arts de l’University of the Arts à Berlin, cette jeune artiste s’est donné pour but d’explorer les possibilités de la photographie à la frontière de ce qui peut être visuellement l'interf
ace entre la représentation et la réalité.

Ce projet aurait affiné chez l’artiste sa perception des images, mais lancinantes, restent toujours ces mêmes questions : Où est la magie ? Comment percevons-nous le réel ? Comment peut-on rendre visible l'invisible ?

Drogues au microscope, la beauté du diable !

La méphédrone - Stimulant synthétique de la classe des cathinones, généralement considérée comme faisant partie des NPS, Nouveaux Produits de Synthèse qui sont des drogues synthétiques apparues récemment sur le marché des stupéfiants, et sur lesquelles il existe un vide juridique. Appartenant à la famille des phényléthylamines (contenant entre autres la MDMA et l’amphétamine), elle est depuis le 3 décembre 2010, interdite dans l'Union européenne.

Drogues au microscope, la beauté du diable !

L'amisulpride est un neuroleptique atypique ainsi qu'un antidépresseur. Principalement utilisé comme antipsychotique atypique dans la schizophrénie et les épisodes de manie dans le trouble bipolaire, il s'est avéré être un traitement efficace contre la dépression, la dysthymie ou l'anxiété et contre les psychoses mais en employant des doses beaucoup plus faibles.

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La dopamine (DA) est un neurotransmetteur appartenant aux catécholamines, issu de l'acide aminé tyrosine. Dans le système nerveux central, elle active les récepteurs dopaminergiques postsynaptiques. Bien que la dopamine, avec la noradrénaline et la sérotonine, soient très minoritaires dans le cerveau, puisqu'ensemble, elles concernent moins de 1 % des neurones, elles jouent un rôle modulateur final essentiel des sorties motrices et psychiques. La dopamine est aussi une neurohormone produite par l'hypothalamus. Sa principale fonction hormonale est d'inhiber la libération de prolactine par le lobe antérieur de l'hypophyse. Le phénomène de frisson parfois ressenti lors de l'écoute de musique est dû à la sécrétion de dopamine. La dopamine est le précurseur de l'adrénaline et de la noradrénaline. Les personnes ayant un taux élevé de dopamine auraient davantage tendance à poursuivre des conduites dites « à risque » ou à rechercher ces situations (dont l'usage de « stupéfiants », les jeux de hasard ou les paris). Dans le règne animal, la dopamine joue aussi d'autres rôles : elle permet par exemple chez les insectes, et notamment la mouche drosophile, la création de l'exosquelette, communément appelée carapace.

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L’adrénaline est une hormone appartenant à la famille des catécholamines. Cette molécule porte aussi le nom d’épinéphrine. Elle est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d'une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. 

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L'ecstasy ou MDMA (pour 3,4-méthylènedioxy-méthamphétamine) est une amphétamine.
C'est un stimulant du système nerveux central qui possède des caractéristiques psychotropes particulières qualifiées par certains auteurs d'entactogène. La MDMA est classée comme stupéfiant en France et listée sur la convention sur les substances psychotropes de 1979.

Drogues au microscope, la beauté du diable !
Drogues au microscope, la beauté du diable !

Le chlorhydrate de kétamine est une molécule utilisée comme anesthésique général en médecine humaine et en médecine vétérinaire. D'un point de vue pharmacologique c'est un inhibiteur du glutamate au niveau des récepteurs NMDA. Elle est très proche de la phéncyclidine (PCP) et ressemble au dextrométhorphane au niveau pharmacologique. La kétamine est aussi utilisée de manière détournée pour ses propriétés stupéfiantes.

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LSD
Le LSD (diéthylamide de l’acide lysergique) est une substance synthétisée à partir d’un champignon parasite qui atteint le seigle, le froment et l’avoine. Le LSD se présente le plus souvent sous la forme de petits morceaux de papier buvard imprégnés de la substance. Les buvards sont illustrés de dessins. Il peut également prendre la forme d’une sorte de mine de crayon (« micropointe »). Plus rarement il peut être vendu sous forme liquide ou sous forme de gélatine. Appellations : trip, acide, buvard, carton.
 

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Les speeds sont des amphétamines qui sont des psycho-stimulants de synthèse. Leur structure chimique ressemble à celles des stimulants que le corps produit naturellement, les bioamines (adrénaline, noradrénaline, sérotonine, dopamine et hydroxytryptamine). On parle de "speed" lorsqu'il s'agit d'amphétamines fabriquées dans les laboratoires clandestins. Vendues sous le manteau les amphétamines sont aujourd'hui consommées lors de sorties (boîtes, raves, festivals,...), mais aussi en période d'examens, lors d'entraînements et de compétitions sportives, en cas d'intenses activités professionnelles. 

Sur cette photo Speed Magic.

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Speed. Mélangé à de l'eau, une goutte a été déposée à l'aide d'une pipette sur un film négatif. Une réaction a ensuite eu lieu avec les sels d'argent, dont voici le résultat. Lors de ce projet pendant lequel la photographe avoue avoir pris certaines substances qu’elle dit récréatives, mais elle affirme avoir découvert que l'on en a pas nécessairement besoin. Les drogues révèlent des facultés qui sont déjà en nous. C'est un des produits dérivés de la société de consommation que de croire que des substances sont nécessaires pour se sentir comme ça.

Drogues au microscope, la beauté du diable !
Drogues au microscope, la beauté du diable !

Deux clichés pour deux sprtes d'héroïne, qu'on appelle héro, came, meca, rabla, poudre, blanche, smack, brown sugar, black tar. L’héroïne est un opiacé synthétisé à partir de la morphine extraite du pavot. Elle se présente généralement sous forme de poudre blanche, rose, brune ou beige. L’héroïne blanche est très fine et légère. L’héroïne brune, aussi appelée brown sugar, se présente sous forme d’une substance granuleuse brune ou grise. Une troisième sorte d’héroïne peut être collante comme du goudron liquide ou dure comme du charbon. Sa couleur peut varier du brun foncé au noir.

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Les speeds sont des amphétamines qui sont des psycho-stimulants de synthèse. On parle de "speed" lorsqu'il s'agit d'amphétamines fabriquées dans les laboratoires clandestins. Ces amphétamines sont aujourd'hui consommées lors de sorties (boîtes, raves, festivals,...), mais aussi en période d'examens, lors d'entraînements et de compétitions sportives, en cas d'intenses activités professionnelles. L'ancêtre des amphétamines est l'alcaloïde du ma-huang, une plante utilisée depuis des millénaires en Chine. En 1895, on en extrait l'éphédrine qui sert de support pour la synthèse de la benzédrine, la première d'une longue série d'amphétamines.

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Présente dans de nombreux aliments, la caféine agit comme stimulant psychotrope et comme léger diurétique. Elle est présente dans les graines, les feuilles et les fruits de différentes plantes où elle agit comme insecticide naturel, paralysant ou tuant les insectes qui s'en nourrissent. La caféine, extraite des graines du caféier, est chimiquement identique à la guaranine, extraite de graines de guarana, la matéine, contenu dans les infusions de feuilles de yerba maté et la théine, contenu dans les infusions de feuilles et bourgeons de théier. Chez l'homme, la caféine agit comme stimulant du système nerveux central et du système cardio-vasculaire, diminuant la somnolence et augmentant l'attention temporairement. Des boissons très populaires contiennent de la caféine : café ou thé, certains sodas et boissons énergisantes à base de dérivés de la noix de kola qui en contient de grandes quantités. Le cacao consommé de diverses manières en contient aussi un peu. De fait, la caféine est la substance psychoactive la plus consommée au monde ; elle est légale dans tous les pays à la différence d'autres substances psychoactives.

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Les œstrogènes sont à l'état naturel,  une hormone sexuelle femelle primaire. Ils sont produits en premier lieu par le développement des follicules des ovaires, le corps jaune (corpus luteum) et le placenta. Certains œstrogènes sont également produits en petites quantités par d'autres tissus tels le foie, la surrénale, les seins et le tissu adipeux. Ces sources secondaires d'œstrogènes sont particulièrement importantes chez les femmes lors de la post-ménopause. Les trois œstrogènes naturels sont l'estradiol, l'estriol et l'estrone. Bien que les œstrogènes soient présents dans les deux sexes, on en trouve une quantité significativement plus importante chez les femmes que chez les hommes. Elles favorisent le développement des caractères sexuels secondaires, comme les seins, et sont également impliquées dans le contrôle du cycle menstruel, ce qui explique pourquoi la plupart des contraceptifs hormonaux comme les pilules contraceptives en contiennent. L'usage d'œstrogènes, en particulier s'ils ne sont pas associés à la progestérone, est un traitement (traitement hormonal substitutif) controversé des symptômes de la ménopause.

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La méthylone (MDMC, βk-MDMA) est un psychotrope psychostimulant qualifié aussi d'entactogène ou d’empathogène car il induit des hallucinations, soit, aux doses usuelles, des altérations des perceptions, de la cohérence de la pensée et de la régularité de l'humeur, mais sans causer de confusion mentale persistante ou de troubles de la mémoire. Cet état, appelé état modifié de conscience par certains usagers, peut aussi être atteint par une démarche spirituelle, la méditation ou à travers l'art. Ila méthylone est généralement considérée comme un nouveau produit de synthèse (NPS). En France, elle est classée comme stupéfiant. La méthylone provoque une libération massive de sérotonine et de dopamine dans le cerveau tout en inhibant la recapture de ces neurotransmetteurs. En comparaison avec la MDMA, l'affinité pour les transporteurs de la sérotonine est trois fois moins importante avec la méthylone, alors que son affinité pour la noradrénaline et la dopamine est identique. La méthylone est donc moins puissante, et de plus courte durée d'action, que son homologue non bêta-cétonique. 

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La mélatonine ou N-acétyl-5-méthoxytryptamine, souvent dénommée hormone du sommeil, est surtout connue comme étant l'hormone centrale de régulation des rythmes chronobiologiques en étant synthétisée surtout la nuit. Elle régule beaucoup de sécrétions hormonales, chez l'humain et chez tous les mammifères. Cette neurohormone est synthétisée à partir d'un neurotransmetteur, la sérotonine, qui dérive elle-même du tryptophane. Elle est sécrétée par la glande pinéale (dans le cerveau) en réponse à l'absence de lumière. La mélatonine semble avoir de multiples fonctions, autres qu'hormonales en particulier comme antioxydant. Elle jouerait un rôle particulier dans la protection de l'ADN nucléaire et dans l'ADN mitochondrial4. Elle semble aussi jouer un rôle dans le système immunitaire. Des microbes et diverses plantes produisent aussi de la mélatonine (dite phytomélatonine dans le cas des plantes).

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Le GHB (acide gammahydroxybutyrique) est une drogue de synthèse aux propriétés sédatives et amnésiantes. En France, il est utilisé en médecine pour le traitement de la narcolepsie (trouble du sommeil chronique) et comme anesthésiant préopératoire ; il connaît depuis une vingtaine d’années une utilisation détournée à des fins non médicales. Le GHB se présente sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide incolore et inodore, il est alors conditionné dans de petites fioles en verre ou en plastique. Appellation : liquid ecstasy. Deux substances proches, le GBL (acide gammabutyrolactone) et le BD (butanediol), se transforment en GHB une fois dans l’organisme. Ils ont les mêmes effets et présentent les mêmes risques.

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La MDMA est une molécule apparentée aux amphétamines tout en possédant la faculté de perturber les sens. Ainsi, elle est considérée comme étant un hallucinogène stimulant. C’est une drogue de synthèse ou  "designer drug"  qui n’est  fabriquée dans le secret de laboratoires clandestins que pour des raisons purement commerciales et récréatives. Elle n'a aucun usage médical et  ne se vend qu'au marché noir. Sa structure chimique est proche de l'adrénaline ou de l'éphédrine, avec apport de psychostimulants (amphétamine), de perturbateurs qui modifient les perceptions sensorielles dont le PCP et des hallucinogènes (LSD,  kétamine), mais aussi d’autres stimulants comme la caféine, des anabolisants (testostérone), des analgésiques et des substances inactives comme des sucres. (3,4-méthylène-dioxy-méthamphétamine). Voici ses différentes appelations : Adam - Air ball - Blue Jay - Californian Sunset - Clarity - Dove - E - Es - Earth Ball -  Empathy - Hug-Drug - Fantasy - Paradise - Love drug (pilule d'amour) - M&M, MDM, MDMA -   X - XTC - Yuppie Drug - Venus - Zen 

 

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La cocaïne plus communément appelée coke, poudre, blanche, C, CC ou coco, est extraite des feuilles du cocaïer, arbuste cultivé en Amérique du Sud. Elle se présente sous forme de poudre blanche (le chlorhydrate de cocaïne), de blocs de poudre compressée ou de pâte base de couleur jaune brune, aussi appelée basuco.

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L’Orfiril est un médicament destiné au traitement de certaines formes d’épilepsie. Il est également utilisé pour le traitement d’épisodes maniaques (phases d’euphorie pathologique) chez des patients souffrant de troubles (maniaco-dépressifs) bipolaires (maladie psychique comportant alternativement des phases d’humeur euphorique et des phases d’abattement), ainsi qu’en prévention de troubles bipolaires.

 

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La méthadone est un substance opiacée psychotrope-analgésique, synthétisé en 1937. Elle est utilisée depuis 1960 comme substitut des opiacés chez les consommateurs d'héroïne. En tant qu'analgésique narcotique, la méthadone est utilisée pour soulager des douleurs sévères. Suivant les législations en vigueur par pays, la prescription médicale de méthadone peut être soumise aux lois sur la prescription de substances psychotropes. Son utilisation est légale en France depuis 1995.

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Sous le nom de Valium se cache le diazépam, un médicament de la famille des benzodiazépines. Il est utilisé pour ses propriétés anxiolytiques et anticonvulsivantes. Le diazépam a été commercialisé en 1963 sous la marque Valium par les laboratoires Hoffmann-La Roche avec un grand succès et est encore aujourd'hui un des tranquillisants les plus utilisés au monde. Il est utilisé dans le traitement de l'anxiété lorsque celle-ci s'accompagne de troubles gênants (anxiété généralisée, crise d'angoisse...) et dans le cadre d'un sevrage alcoolique, mais aussi en prévention des convulsions liées à une hyperthermie chez l'enfant dans certaines conditions.

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L’opium est une préparation psychotrope obtenue à partir du latex du pavot somnifère. Ses effets provoquent notamment une somnolence chez le consommateur. L'opium a des propriétés sédatives et analgésiques.

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