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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

La Jarry, par une nuit de pleine lune.

Publié par ©RBV

La Jarry, par une nuit de pleine lune.
La Jarry, par une nuit de pleine lune.
La Jarry, par une nuit de pleine lune.
La Jarry, par une nuit de pleine lune.

C'est curieusement à Vincennes que se trouve le plus grand squat d'artistes de France. Discrète mais imposante, cette ancienne cité ouvrière de 45 000 m2 devrait disparaitre pour laisser place à un lycée. La résistance de ses habitants s'organise.

Tout a commencé par un dîner à Vincennes, chez un couple d'amis, Aline et David. Afin d’arroser le repas, nous entrons dans l’épicerie " Tôt ou Tard", au 68, rue de la Jarry au coin de la rue du Commandant Mowat , à l'invitation de notre hôte qui nous fait remarquer les fresques street art qui couvrent ses murs. Omar, alias Nino, encore de service, est catégorique. Le nouvel acquisiteur qui vient juste de signer, aurait promis qu’il laisserait l’endroit en état.

La Jarry, par une nuit de pleine lune.
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La Jarry, par une nuit de pleine lune.

Un endroit unique qu’il fait le bonheur des résidents alentours. David m’indique que les murs couverts de productions artistiques sont l’œuvre d’artistes squattant à côté dans la cité de Jarry, un nom qui sonne comme un pied de nez à Alfred. Il promet de nous amener dans ce bâtiment, poétique à souhait, dont presque toute la surface intérieure est, paraît-il, recouverte d’œuvres exceptionnelles de Street Art.

En ce week-end de Pâques, l’occasion du concert des « 2 sick monkeys », non loin de là à Fontenay-sous-Bois, m’est donnée de repasser chez mes amis et, après un bon repas, nous sommes 5 à partir, à la lumière de la pleine lune, à la découverte, de nuit, de ce vestige des années 1930 à la sauce artistique actuelle. La Cité de la Jarry est depuis quelques années, un squat d’artistes et d’artisans voué à disparaitre.

La Jarry, par une nuit de pleine lune.
La Jarry, par une nuit de pleine lune.
La Jarry, par une nuit de pleine lune.

Jalousement gardées dans un gigantesque bâtiment désaffecté des années 20, 36.000 m² de fresques de qualité vont disparaître sous les gravats.

Pensée comme une véritable ville dans la ville pour abriter biscuiterie, imprimerie ou encore usine pharmaceutique, la « cité industrielle de Vincennes » est morte en 2005, pour donner naissance à ce squat, lieu de vie ubuesque, où se croisent artistes de tous les horizons, à coup de claques murales.

C’est en 2011, pour sauver la Jarry, que les résidents ont laissé le champ libre aux graffeurs internationaux les plus doués. Le collectif RDLS, Bastek Street Art, Jone, FKDL, Nikodem, Brigitte Sihol, Jpm (Morvan) Graffiti, Polo’s gang, Ender, Mimi The Clown, Epsy Epsylonpoint, Nath Oxygène, Messenger et ses corps, Pardon et ses têtes, Le Cyklop et ses yeux, Maëva Martinez alias Kashink et... sa moustache Gregos et ses masques, Nemi Uhu et ses poissons, Zokatos Uhu, peintres, graffeurs, pocheurs, colleurs, photographes, designers, musiciens, vidéastes, plasticiens, sculpteurs, intervenants urbains, ont répondu à plusieurs reprises à l'appel des organisateurs, histoire de transformer l’ancienne usine en véritable art factor pour essayer de sauver les murs de ce musée improvisé et gigantesque qui a quelques fois servi de lieu de tournage à des productions audiovisuelles. Il faut dire que le cadre est ahurissant.

Plantée à l'est de la ville de Vincennes, entre de jolis pavillons en pierres et une barre d'immeubles, au milieu des rues de la Jarry et Defrance, la Cité industrielle domine tout de façon énigmatique. Vestige d'un passé industriel fort, cet immense bâtiment blanc et gris de 45000 m2 sur six niveaux est sans aucun doute le plus gros squat d'Ile-de-France, si ce n'est de France.

Pas moins de 250 personnes y vivent et y travaillent chaque jour, sculpteurs, peintres, photographes, décorateurs, cinéastes, stylistes, mais aussi plombiers, menuisiers, ébénistes.

La date n’est pas encore fixée mais la démolition de la Cité de la Jarry, vouée à disparaître, lui pend au nez. Il ne s'agirait que d'une question de plusieurs mois, indiquent dans la presse, les responsable à la mairie.

Après neuf ans de procédures juridiques alambiquées, de batailles entre la mairie, qui souhaite l’expropriation, et les différents propriétaires, qui exigent des indemnités plus élevées que celles proposées, un protocole d'accord a été signé entre le syndicat intercommunal créé par Vincennes et Fontenay, destiné à l'acquisition et la gestion foncière de la parcelle, et le liquidateur judiciaire des sociétés gérantes des trois quarts du site.

Le projet des municipalités est le même depuis le début, la construction d'un lycée et d'un gymnase sur 8000 m2.

Cependant, il semblerait que d’un autre côté, la ville, par le biais de Laurent Lafon, maire UDI de Vincennes. cautionnerait plus ou moins officiellement cet espace artistique, car si certains y vivent encore, c’est grâce au maintien de l’électricité, de l’eau et du gaz.

Il faut dire qu’il s’agit d’une sorte de squat clean où tous ceux que nous avons croisé nous ont poliment dit « bonsoir » en cette nuit de pleine lune.

La Jarry, par une nuit de pleine lune.

Le plus grand mystère demeure toutefois autour des termes de l'accord, mais selon un proche d'une des familles propriétaires, trois propositions de 4,5 M€, 7 M€ puis 9 M€ ont été tour à tour refusées par le liquidateur et aucun accord n'a encore été trouvé avec les petits copropriétaires.

Dans Le Parisien, Pierre Serne, conseiller municipal et conseiller régional EELV s’insurge. « Au lieu de négocier à l'amiable, le maire est allé systématiquement au contentieux face à des gens qui ont les moyens de se défendre et qui ont des arguments. Avec, comme résultat, plus d'exigences compensatoires et une décision du juge d'expropriation qui fixe le montant total des indemnités à 22 M€. »

« C'est une bataille qui joue sur l'usure. Avec l'arrêté de péril notifié par la mairie, nos locataires ont arrêté de nous verser des loyers depuis sept ans maintenant. Nous sommes ruinés », raconte, toujours dans Le Parisien, Pierre Mensah, l'un des plus importants propriétaires mis en liquidation judiciaire depuis l'expropriation.

Cette bataille juridique a créé la situation ubuesque de cet immense squat puisque les premiers squatteurs étaient tout simplement des locataires titulaires de baux à qui l'on a dit un jour : « Ne payez plus vos loyers ».

Aujourd'hui, ils ne représentent qu'une poignée des occupants. Selon le maire de Vincennes Laurent Lafon, ces derniers, présents au moment de l'expropriation, auront droit à une indemnisation. Encore faut-il accepter de voir détruire ce musée de street art....

Cité de le Jarry, 106, rue de la Jarry Vincennes, Val de Marne.

Découvrez en images ce lieu aussi historique qu'insolite. Photos © RBV

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