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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Publié le 16 Novembre 2016 par DB-RBV

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Jusqu'en décembre 2018, la nouvelle exposition temporaire de la Cité de l'Espace à Toulouse permet aux petits et aux grands de  découvrir le quotidien des astronautes, qui vivent et travaillent en permanence à bord de l'ISS depuis maintenant 16 ans. Un accent particulier a été mis sur la nouvelle génération d'astronautes européens (sélectionnés en 2009).

Et c’est Thelma B., une collégienne de 11 ans,  issue de la nouvelle génération de reporters, qui s’est donnée pour mission de faire découvrir, à sa manière, le site toulousain d'aventures spatiales.


 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Décorateurs, scénographes, peintres ou techniciens du site toulousain mais aussi d'astronautes déjà partis pour l'agence spatiale européenne (ESA), l'agence spatiale russe (Roscosmos), ou l'agence spatiale américaine (Nasa), et témoins du quotidien dans l'espace, ont mis main à la pâte. Et le résultat est à la hauteur des ambitions affichées. Celle de décliner, sur 600 m2, les différents aspects d'une mission spatiale, dans un décor de station internationale où alternent des animations, des manips et des extraits vidéo aussi ludiques qu'instructifs.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Thelma B., la main plongée dans le gant pressurisé du scaphandre utilisé pour les sorties extra-véhiculaires, a expérimenté sa rigidité, inconfort garanti.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Les yeux sur un écran, elle a vu défiler le trajet routier entre Toulouse et Paris où elle réside en… 77 secondes. Les 678 km qu’elle a parcouru pour venir de la capitale en 7 heures dans la voiture paternelle sont là parcourus à 28 000 km/h, la vitesse de l'ISS.

 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Surprise inévitable de Thelma qui, assise sur la lunette des toilettes, appréhende le phénomène d'aspiration.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Allongée pour un test de mesure, elle note encore un effet de l'impesanteur se sentant plus grande, de deux à quatre centimètres supplémentaires, la tête plus gonflée, comme les astronautes au cours de leurs premières semaines à bord de l'ISS.

 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Des  découvertes que la passagère de la Station spatiale de la Cité de l'espace, a faite avec la complicité de médiateurs scientifiques, des animateurs scientifiques qui se relaient toute la journée dans le « module de vie » reconstitué de la station. La zone centrale de l'exposition accueille en effet  des animations. Une série de petits défis qui illustrent les conditions de micropesanteur et les perturbations ou difficultés qu'elles entraînent.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Au cœur de cette Station reconstituée, en famille et en équipes, la reporter en herbe s'est fait un plaisir de manger à la manière des astronautes. Pour s'essayer à la gastronomie locale Thelma a gouté et un  plat et une boisson sous forme déshydratée. La purée qu'elle a préparée un peu trop liquide lui a semblé passable et le chocolat, plutôt bon.

 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Thelma s’est aussi  coupé les ongles en faisant en même temps le ménage pour éviter qu'une rognure termine dans les yeux ou le nez en situation d'impesanteur et s’est même lavé les dents. Des gestes évidents sur Terre qui ne le sont pas dans l'espace.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Les visiteurs peuvent alors mais aussi aux techniques d'hygiènes très économes appliquées à bord de l'ISS, qui font un peu penser à celles utilisées... en camping. Car dans l'espace, les réserves d''eau sont très limitées. Aussi, les curieux auront l'occasion de faire leur toilette " à la sauce astronautes".

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Une première expérience de l'apesanteur leur sera proposée avec une pièce renversée, "à 90 degrés", pour expliquer la désorientation spatiale, un phénomène qui touche les astronautes à leur arrivée dans l'ISS, première expérience de l'apesanteur.

 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

La plupart des astronautes européens ont été sollicités, et Jean-François Clervoy a tourné plusieurs séquences vidéo à bord de l'Airbus A310 ZERO G pour expliquer certains principes liés à la micropesanteur et pour faire toucher du doigt, et parfois même littéralement sentir, cette vie en impesanteur. Par écrans interposés, les vrais astronautes de l’ISS s’adressent aux visiteurs et leur lancent des défis. Comme eux, ils doivent identifier un pays vu de 400 kilomètres d’altitude et sans boussole. Comme eux, ils doivent se mettre à trois pour aspirer une rognure d’ongle avant qu’elle ne provoque une avarie.

Pour élaborer cette exposition extrêmement riche, aussi bien du point de vue de la muséographie que de la médiation, les équipes de la Cité de l'Espace ont travaillé 18 mois, et ont fait appel à de nombreux spécialistes externes, notamment de l'ESA, du Cnes, du Cadmos, du Medes et de Novespace. Le tout sous la houlette d'Aude Lesty, conceptrice et commissaire de cette exposition temporaire "Astronautes", interviewée ici par notre journaliste en herbe Thelma B., 11 ans.

Après avoir sillonné de long en large l’exposition temporaire, où, auto-démonstration à l'appui, elle s'étonnera qu'en orbite, les astronautes voient 16 couchers de soleil par jour, en tournant autour de la Terre à la vitesse de 28 000 km/h, Thelma visite aussi l’exposition permanente de la Cité de l’Espace. Faute de temps, au pôle météo de la Cité de l'Espace, la collégienne a préféré s’exercer à la présentation d’un bulletin météo télévisée (Studio télé), que prendre l’ascenseur atmosphérique" pour traverser virtuellement les différences couches de l’atmosphère terrestre.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Deux capsules Soyouz sont visibles à la Cité de l’espace. L'une se situe dans le Parc, à proximité du Parterre des planètes. L'autre, se trouve dans le tunnel d’accès à la station Mir.

Le temps d'écouter les explications d'Arnaud Caron, médiateur scientifique à la Cité de l'Espace, Thelma B., 11 ans, a eu la chance de s' installer dans les 10 m³ de ce clone de capsule Soyouz, venu tout droit de la Cité des Étoiles de Moscou et utilisé au sol pour des tests. A l’intérieur tout y est. Instruments de mesures, "sacs de couchage" et sangles d’astronautes envoyés en mission il y a plus de 20 ans et même un doudou. Idéal pour tenter de comprendre ce que vivent les hommes en orbite et pourquoi des entraînements fastidieux sont indispensables avant les vols. Cette  capsule a été achetée par la mairie de Toulouse à Moscou il y a 10 ans.

 Soyouz, utilisée par les Russes depuis 1967, est toujours en activité. C’est même devenu le seul véhicule spatial pouvant transporter des astronautes vers la Station Spatiale Internationale, depuis l’arrêt des navettes spatiales américaines en 2011.

Embarquée par une fusée russe, appelée elle-même « Soyouz » ou « Zemiorka », cette capsule habitée est satellisée à 200 km d’altitude, 9 minutes après le lancement.

Mais les trois cosmonautes qui y séjournent, doivent patienter plus de deux jours avant d’entrer dans ISS, à l’issue des manœuvres d’arrimage.

La capsule reste liée à la station le temps de la mission, puis est réutilisée par les astronautes pour redescendre sur Terre. Cette fois, en 3 heures, seulement. Par ici, l’ouverture de Soyouz pour Thelma B. et son papa.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Petite halte devant la maquette du Rover Curiosity de la NASA, cinq fois plus lourd que ses prédécesseurs, les Mars Exploration Rovers (MER), ce qui lui permet d'emporter 75 kg de matériel scientifique, dont deux mini-laboratoires permettant d'analyser les composants organiques et minéraux ainsi qu'un système d'identification à distance de la composition des roches reposant sur l'action d'un laser. Au sein d'un véritable décor martien, Curiosity, de la taille d’une grande voiture, a été reconstitué taille réelle et dans les moindres détails. Curiosity est conçu pour parcourir 20 km et peut gravir des pentes de 45°. Il a déjà franchi plus de 10 kilomètres à la surface de la planète rouge Mars et poursuit son exploration.

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

Cap sur la lune maintenant. Depuis la nuit des temps, la Lune exerce sur l'Homme une incroyable fascination. Au fil d’un parcours original sur une surface de 350 m² et à travers 3 espaces thématiques, Thelma B. part à la conquête du satellite naturel de la Terre. A la loupe, elle observe la précieuse Pierre de Lune. Un fragment de basalte de quelques 163-grammes. Un simple caillou sans doute, mais qui conserve toute sa charge symbolique. Inestimable par sa rareté, cette pierre est la seule à être exposée en France. Mais elle est aussi inviolable. Prêtée par la NASA, elle est conservée dans de l'azote pour éviter toute oxydation et reste sous la surveillance constante de caméras et d'alarmes.
 

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.

 Sa visite lunaire, Thelma la complète par une déambulation avec Astro Jump, simulateur de marche Lunaire. Une expérience aussi divertissante que pédagogique.

L'exposition «Astronautes» coïncide avec le départ du prochain Français dans l'espace. Thomas Pesquet quittera le 17 novembre la terre pour la Station Spatiale Internationale. Une expédition constituée de 6 astronautes qui arrivent par groupe de 3 à bord d’un vaisseau russe Soyouz de façon décalée d’environ 3 mois alors que leur séjour dure autour de 6 mois.

Le 30 octobre dernier, le Russe Anatoly Ivanishin, le Japonais Takuya Onishi et l’Américaine Kate Rubins sont donc revenus sur Terre après 115 jours sur orbite. Leur Soyouz MS-01 s’est posé comme prévu dans les plaines du Kazakhstan à 9h58 du matin heure locale. Un nouveau trio va décoller vers l’ISS pour compléter l’Expédition en cours  et rejoindre , les 3 astronautes restés là-haut : l’Américain Robert Kimbrough (commandant) et les Russes Sergey Ryzhikov et Andrei Borisenko (arrivés le 21 octobre avec le Soyouz MS-02). Et avec Peggy Whitson et Oleg Novitskiy , le Français Thomas Pesquet en fait partie !

La Cité de l’espace de Toulouse organise une soirée spéciale pour l’envol de Thomas Pesquet, Lors de sa mission  Proxima , le dixième Français voyageur dans l’espace, mènera de nombreuses expériences scientifiques.

A cette occasion, les visiteurs de la Cité de l'Espace pourront vivre en direct son départ . Ce 17 novembre à 21 h 20 à la Cité de l'espace sera en accès libre et gratuit à partir de 17 heures. Au programme, retransmission vidéo en direct du départ en Soyouz de Baïkonour (Kazakhstan) de la mission Proxima et animations autour l'exploration humaine de l'espace. La retransmission pourra aussi être suivie sur le web de la Cité de l'espace mais aussi sur son compte Twitter @thom_astro

Pendant les 6 mois de la mission Proxima, la Cité de l'espace et ses partenaires (ESA, CNES) témoigneront des moments clés de l'aventure de Thomas Pesquet et de ses co-équipiers, directement dans l'exposition «Astronautes» et sur le site web de la Cité de l'espace, ici :

Pour visiter comme Thelma la Cité de l'Espace à Toulouse, renseignements et tarifs sont disponibles sur le site, ici :

Décollage pour la Cité de l'Espace avec une collégienne.
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