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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Jacques Flament, comme un goût de liberté sauvage.

Publié le 28 Avril 2016 par DB-RBV

Jacques Flament, comme un goût de liberté sauvage.

C'est un têtu ! Basé dans le sud Finistère, l'éditeur Jacques Flament, est têtu et sait ce qu'il veut. Aucun doute là-dessus lorsqu'on s’aperçoit de la citation choisie sur la couverture de la page Facebook de la dernière tocade de l'éditeur, le lancement d'un nouveau périodique trimestriel diffusé en kiosques, l'IMPéRATIF !

"En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout", une citation issue du livre "Le Mythe de Sisyphe" d'
Albert Camus.

Cette phrase incarne une certaine vision du monde, parce qu’elle exprime le choix de l’homme, un homme libre et responsable qui s’efforce d’influer sur son environnement de ne pas le subir et de ne pas accepter chaque chose comme inéluctable. Et, paradoxalement, c'est au moment où le monde est plus que jamais soumis à des contraintes matérialistes et physiques, que l’individu n’a jamais eu autant le pouvoir d’influer sur son devenir. Avec la publication du numéro 1 d'IMPéRATIF fin mars, Jacques Flament, affirme ainsi haut et fort, que malgré les risques encourus, il demeure l'acteur de son devenir.

Déjà, en temps qu'éditeur indépendant de province, Jacques Flament s'est illustré par sa faculté, malgré la situation de crise, de se maintenir dans le cercle des professionnels dénicheurs de talents qui prennent encore du plaisir à fabriquer des livres sans l’obsession constante de la recherche du profit.

Et voilà venu "L'IMPéRATIF". Son magazine culturel qui ambitionne de décrypter le monde "par les mots et la création", va à contre-courant de ce qui se fait à notre époque. Les mots et les idées y font à nouveau ombrage aux images et à la futilité et les articles longs, tout en profondeur, narguent la brièveté ambiante. L'IMPéRATIF propose notamment un dossier d'actualité décodé à travers "le prisme de la culture, statique ou vivante, reconnue, d’avant-garde ou populaire". Il donne, la parole aux acteurs médiatique du monde culturel via de grands entretiens, tout en se voulant, avec interactivité à la clef, incitateur de lectures et de découvertes des "effervescences impératives incontournables" de ses lecteurs à venir. Le tout pour la modique somme de 6 €... hmm hmm. Il faut dire que les 80 pages intérieures du magazine hormis les trois pages de couverture et un encart central, destiné à la promotion de l'éditeur, sont exempts de publicité. Tiré à 8000 exemplaires, le numéro 1 de l'IMPéRATIF est en vente dans les 3866 points presse de France et/ou par abonnement.

Pour se faire une idée de l'esprit, par ici le premier édito du magazine signé Jacques Flament :

« Le monde est un comprimé tombé dans un verre d’eau », constate Raymond Queneau dans ses posthumes Contes et propos. Dès lors, noyés dans la flotte, faisons de chaque effervescence vivace une œuvre unique, autrement préférons lui l’ennui désabusé et laissons-nous sombrer dans l’inertie mortifère.
Si vous êtes pour l’action, l’impératif est de mise. L’impératif, mode grammatical qui suppose, à l’envi : 1° l’ordre ; 2° le conseil ; 3° le souhait ; ou encore, combiné avec la négation, 4° une interdiction.
Il sera donc, en milieu aqueux naissant ou à sa surface oxygénée, en ce qui nous concerne et rapporté étroitement à notre matière de prédilection (la culture), ponctué de son point d’exclamation :
1° Stimulez votre cortex !
2° Arrêtez de consommer la sous-culture abrutissante !
3° Quittez Plasma avenue ! Prenez rue Victor Hugo ! Rendez-vous Café Kafka !
4° Ne vous laissez pas bouffer par la médiocratie ambiante !
En d’autres mots, foin de vouloir nous poser en dénonceurs du vide palpable, nous prônons l’action directe contre la bêtise envahissante par l’impératif de situation. Autrement dit… Résistez ! Révoltez-vous ! Changez le monde ! Sortez les mots pour lutter contre l’inertie !
Car un constat s’impose, en ces temps incertains, passablement agités et gouvernés par la peur de l’autre : la culture (et son potentiel vivifiant) est la grande absente du débat. Alors que la France est toujours en état d’urgence et que l’Europe s’enlise dans un contexte global de mondialisation, la seule solution proposée pour sortir du marasme est la fuite en avant économique et un nivellement par le bas, copié sur les standards américains.
Et si la solution venait de la culture ? Et si nous tentions, par la culture, l’éducation, le savoir, la connaissance, de nous montrer les dignes héritiers des Lumières, des Surréalistes, des Oulipiens, pleins de vertus magnifiques, qui éclairèrent naguère une bonne partie du monde plutôt que de nous vautrer dans des divertissements qui volent au ras des pâquerettes d’une lamentable et indigente téléréalité. Et si, tous ensemble, nous opposions la création à la destruction ?
Où sont les intellectuels engagés pour faire face aux dérives d’un monde qui s’emballe et se perd dans l’insignifiance et la violence ? Où sont les Voltaire, Hugo, Zola, Camus, Sartre de notre époque pour guider nos esprits en cette période trouble ? Ne sommes-nous pas résistants dans l’âme, face aux forces obscures du repli et aux modèles marchands des envahisseurs, ceux-là mêmes qui veulent briser nos spécificités pour mieux nous façonner ? Devons-nous remettre notre quête de sens entre les mains des politiques qui n’ont que trop souvent pour vision la reconduction de leur mandat ?
Idées, pensée, création sont donc les parents pauvres des discours d’une société qui se délite. Or, paradoxalement et historiquement, elles constituent la plus grande richesse de la France et de l’Europe, entité récente de 500 millions d’esprits qui unit à présent nos destins, quoi que pensent passéistes et nationalistes de tout poil. Et ces racines historiques semblent vouées au pourrissement avant l’heure si nous n’y prenons garde. Dès lors, il faut les revisiter d’urgence sous peine de plonger dans un gouffre abyssal prévisible, point de chute imparable de notre course folle à la croissance et au profit immédiat, négation de la dignité et de l’essence de l’homme : sa pensée.
Non, la richesse n’est pas que matérielle. La richesse est aussi intellectuelle, créative. La vie ne prend son sens qu’avec les forces de l’esprit, le savoir. La vie dans la peur et le repli est un déni de vie.
Dans ce contexte, l’émergence d’un magazine nouveau, prônant le décryptage du monde par les mots et la création, ne peut être qu’une bonne nouvelle dans un paysage médiatique gouverné par la tyrannie des images souvent cruellement dépourvues du recul nécessaire pour les appréhender. Nous transcrirons ce monde de façon accessible et réfléchie, vous proposant des DOSSIERS brûlants pour comprendre la société actuelle à travers le prisme de la culture, statique ou vivante, reconnue, d’avant-garde ou populaire. Nous donnerons la parole aux acteurs reconnus de ce milieu, qui vous inviteront via nos GRANDS ENTRETIENS sur leurs propres chemins à travers leurs actions, leurs œuvres et leurs écrits. Enfin nous assaisonnerons le tout d’EFFERVESCENCES IMPÉRATIVES, subjectivement incitatrices aux lectures et aux découvertes imparables, décrétant ainsi que le cerveau ne peut que s’enrichir de perles de culture.
Ce magazine, nous le voulons sobre mais dense, sans artifices, indépendant de tout pouvoir, loin de la futilité marchande où textes et idées sont réduits à peau de chagrin. Il sera longtemps, nous l’espérons, dans cet esprit initial : mettre en avant les mots, la parole, le sens pour stimuler, à travers la création, le cortex d’un monde qui se cherche et pour mieux le vivre ensemble.

Jacques Flament

‘’Le monde n'est pas mort, il agonise, et je crois qu'il a besoin de gens de bonne volonté pour renverser les montagnes qui se dressent devant lui, d'hommes providentiels comme l'on dit couramment’’… C’est ce que croit fermement Jacques Flament. Cet éditeur indépendant du sud Finistère a publié son premier ouvrage en tant qu’éditeur 2010. ‘’Henri Thoreau, Sauvage’’ par Léon Bazalgette, un livre sur le philsophe, naturaliste et poète David Henry Thoreau, auteur défendu par Michel Onfray à l'université populaire de Caen. Le philosophe lui prodigue ses encouragements à la sortie de l’ouvrage. Cinq ans plus tard, bien que pas plus riche financièrement, Jacques Flament en a déjà publié 220.

Jacques Flament, comme un goût de liberté sauvage.

Comme Michel Onfray, il vient du peuple. Son papa était ouvrier, et sa maman femme de ménage. Comme Michel Onfray, il l'assume et en est fier. Comme Michel Onfray, il se dit révélé par le déclic de la culture et s'épanouit en donnant le goût des mots et de la pensée aux autres.

C'est un credo, un bonheur qui le fait se lever tous les jours avec la banane, et le fait pester contre les bâtons qu'on lui met dans les roues pour avancer dans ses projets. Et la volonté d'entreprendre n'est pas une valeur politique mais personnelle pour cet ancien éditeur de presse en Belgique dans la fin des années 80, de magazines, littéraire, de cinéma ou de libre expression, pour ne parler que de ceux qui traitaient de culture. Jadis également auteur sous pseudo, rompu à l’écriture de commande, il se consacre désormais aux éditions qui portent son nom, fondées sur le modèle économique de la micro-édition. Les éditions Jacques Flament publient ainsi sur papier les créations d’écrivains confirmés ou à découvrir. Un travail artisanal qui privilégie la relation aux mots et à leurs auteurs. Mais la diffusion de ces ouvrages ‘’cousus main’’ passe surtout par le Web. Nouvelles technolo
gies, oblige.

Comme Michel Onfray, la culture du peuple lui tient à cœur. Jacques Flament soutient que notre société est malade de sa déculturation et de son absence de pensée. Les seuls remèdes pour y faire face sont la culture, l’éducation et la recherche.

Voilà pourquoi, l’IMPéRATIF est né ce printemps. Comme une urgence absolue de se focaliser sur les enjeux de demain que sont la création, le savoi
r et la connaissance.

Voyons voir maintenant les grandes lignes de ce premier sommaire :

• Pourquoi apprendre à l'ère de Google ?
• Olivier DE SAGAZAN : performer, peintre, sculpteur, auteur de la fameuse performance "Transfiguration"
• Didier DAENINCKX : l'écrivain des traces
• Pierrette FLEUTIAUX : une auteure à la recherche de l'âme du monde
• Christian CARION (Une hirondelle a fait le printemps, Joyeux Noël, L'affaire Farewell, En mai fais ce qu'il te plaît) : un cinéma ambitieux et sincère
• DOMINIQUE A : chanteur et écrivain exigeant envers lui-même en gage de respect pour les autres.
• Christophe RAUCK : le souffle du directeur du Théâtre du Nord
• Catherine CUSSET : 45 questions à la plus new yorkaise des auteures françaises.
• TERRE MEUBLE : une nouvelle terrifiante d
e Laurent Herrou

Jacques Flament, comme un goût de liberté sauvage.

Déniché sur le mur Facebook du magazine, la couverture du numéro 2 de L'IMPÉRATIF qui sortira en juin 2016 avec au menu, de quoi donner envie de s’y plonger. Voici la table des matières :

Jacques Flament, comme un goût de liberté sauvage.

Voici la table des matières :

Les personnalités des grands entretiens avec leurs intervieweurs :

- GUY BEDOS par Planchon Claude-Alain

- TRAN ANH HUNG (cinéma) par Olivier Chretien

- MARIA DE MEDEIROS (cinéma/théâtre) parBénédicte Loyen

- MATHIEU BOOGAERTS (musique) par Anne-Claire Boshâ

- PHILIPPE JAENADA (littérature) par Alex Btz

- MATHIEU SIMONET (littérature) par Laurent Herrou

- MARYSE WOLINSKI (littérature) qui répondra au questionnaire

Et en prime :

- le dossier inaugural QUI CONTRÔLE NOS CERVEAUX ? se Sonia Bressier.

- une carte blanche artisrique à Véronique Adraï ,galeriste

- les CHANT'APPARTSpar Marie Volta

- et, Le Vecteur Hugo 2017, une initiative citoyenne originale

- une nouvelle (qui n'a pas encore été choisie)

Pour être au fait de son actualité, ici la page FB de L'IMPéRATIF :

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