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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.

Publié le 14 Septembre 2015 par DB-RBV

Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
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Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
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Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
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Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.

Le rebut de chewing-gum est devenu une pollution majeure dans les rues de toutes les grandes villes du monde. Au Royaume-Uni le marché du chewing-gum est estimé à 400 millions d’euros par an et le nettoyage à 6 millions d’euros. Plusieurs méthodes ont été mises à l’oeuvre, à travers le monde, pour tenter de venir à bout des chewing-gums incrustés sur le bitume. Certaines sont surprenantes, mais non rentables, comme l’initiative genevoise de les cryogéniser à l’aide d’un extincteur. Le traitement le plus couramment appliqué est donc le même que pour les autres détritus, à savoir des engins qui nettoient le sol à une pression voisine de 10 bars. Mais il s’avère insuffisant pour décoller toutes les pâtes du bitume.. L’appareil miracle à enlever les chewing-gums des rues reste donc à inventer comme suggéré sur l'affichette ci-dessous qui circule sur le web :

Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.

Quelle est la véritable histoire de cette gomme à mâcher qu'on appelle chiclette, terme surtout utilisé en Belgique et en Suisse, ou chique, mot exclusivement utilisé à Liège, en Belgique, ou chewing-gum en Amérique du Nord ?

Il y a plus de 6500 ans, les hommes du paléolithique consommaient déjà de la pâte à mâcher... mais végétale ! On mâchait alors de la sève de conifères. Des empreintes dentaires ont été laissées sur des résines dont les polyphénols devaient servir d'antiseptique.

Il y a plus de 5 000 ans, les Mayas, au Mexique, mastiquaient de la sève de sapotillier. La sève de cet arbre originaire du Yucatan est un latex appelé chiclé (prononcer tchiclé).

Au temps des pharaons, les Égyptiens utilisaient un masticatoire à base de résine de lentisque pour fabriquer de la gomme à mâcher.

Les Grecs utilisaient quant à eux le pistachier lentisque. Ils mâchaient de la résine 4 000 ans avant notre ère.

Les Asiatiques mâchaient le bétel, pratique toujours actuelle en Inde, les Amérindiens des Andes chiquaient les noix du kolatier et ceux d'Amazonie chiquaient des boulettes de tabac.

Le chewing-gum moderne est né en Amérique. En 1869, Antonio López de Santa Anna, général mexicain, est chassé de son pays par la révolution. Il arrive à New York avec son "Trésor de Mexico", 250 kg de sève séchée de sapotier dont il veut faire un substitut au caoutchouc. Il charge Thomas Adams de négocier le chiclé qui, finalement, s’avère impropre mais Adams conserve le stock et le revend en pharmacie à un coût inférieur à la paraffine. C’est le début du succès.

D’autres pionniers tentent d’améliorer le produit mexicain. William J. Whit ajoute du sirop de glucose dans son "Yucatan Chewing Gum". Mais c'est William Semple, dentiste de l’Ohio, qui obtient le premier brevet d’invention du chewing-gum moderne en dissolvant du naphte et de l’alcool et en y ajoutant une petite dose de réglisse pour lui donner un goût agréable. William Wrigley Jr., quant à lui, se charge de lancer le produit sur tout le continent grâce à de grandes campagnes de publicité à la fin du XIXe siècle. Il est le fondateur de la société Wm. Wrigley Jr. Company, créée le 11 avril 1891, et dont la principale activité est... la production de chewing-gum. La société vend actuellement ses produits dans plus de 180 pays avec 14 usines dans le monde, dont l'une située à Biesheim en Alsace.

Le consommateur américain consomme 300 chewing-gums par an. Reconnu comme un aliment en 1939 aux Etats-Unis, le chewing-gum fut popularisé en France lors de la libération en 1944. La France est devenu le deuxième pays consommateur mondial de chewing-gum avec 5 chewing-gums par semaine ! Six Français sur dix en consomment au moins assez régulièrement. On estime à 13 millions de chewing-gum mastiqués par jour sous forme de tablettes, de dragées de ruban, de boules, ou de coeurs liquides, entre autres... Les principaux leaders en France sont Hollywood et Freedent. Malabar représente seulement 9% de la production. La marque Hollywood a été créée en 1952 par Courtland E. Parfet, un Américain ayant participé au débarquement en Normandie de 1944. En 1955, elle fusionne avec la société Kréma, qui possède également la marque Malabar, marque française de chewing-gum lancée en 1958. Depuis 2012, elle appartient au groupe américain Mondelēz International (issu d'une scission de l'américain Kraft Foods). Freedent est une marque de chewing-gum distribué en France dès 1987 et produite par la compagnie américaine Wrigley, filiale de Mars Incorporated. Depuis, le lobbying aidant, avec comme objectif l'hygiène bucco-dentaire, la marque est partenaire de l'Union Française pour la Santé Bucco Dentaire depuis 1989.

Le chewing-gum fait donc partie de notre quotidien, il rafraîchit l’haleine et renforce les gencives lorsqu’il est sans sucre, est utilisé comme substitut du brossage ou comme déstressant Mais attention ! Mâcher un chewing-gum entraîne une sécrétion excessive de salive. Une mastication ininterrompue se traduit donc par une production accrue de salive déglutie en même temps que l’air. Ceci peut provoquer des troubles digestifs (ballonnements, flatulences). D’ailleurs la consommation de chewing-gum est fortement déconseillée aux femmes enceintes car, au cours d’une grossesse, la digestion est souvent ralentie donc pour éviter tout ballonnement, il faut limiter l’apport de gaz. Contrairement aux idées reçues, le fait d’avaler par mégarde un chewing-gum pour un humain, ne présente pas de dangers majeurs. Non, il ne séjourne pas plusieurs années dans l’intestin mais comme toutes substances non digestibles, il traverse l’appareil digestif pour être rejeté dans les selles quelques jours plus tard. Toutefois, si la quantité de chewing-gum avalée est importante, surtout chez les enfants, des problèmes d’occlusions intestinales peuvent survenir. La consommation est donc déconseillée aux jeunes enfants. Enfin, la sécrétion de salive résultant de la mastication procure une sensation de faim. Les chewing-gums ne coupent donc absolument pas l’appétit et ne font donc pas maigrir ! En effet, les chewing-gums sucrés constituent un apport calorique. De plus, n’oublions pas qu’ils sont responsables de l’apparition des fameuses caries !

Le rejet de chewing-gum est devenu une pollution majeure dans les rues de toutes les grandes villes du monde. Au Royaume-Uni le marché du chewing-gum est estimé à 400 millions d’euros par an et le nettoyage à 6 millions d’euros. Plusieurs méthodes ont été mises à l’oeuvre, à travers le monde, pour tenter de venir à bout des chewing-gums incrustés sur le bitume. Certaines sont surprenantes, comme l’initiative genevoise de les cryogéniser à l’aide d’un extincteur. Un procédé qui n’est cependant pas rentable. Le traitement le plus couramment appliqué est donc le même que pour les autres détritus, à savoir des engins qui nettoient le sol à une pression voisine de 10 bars. Mais il s’avère insuffisant pour décoller toutes les pâtes du bitume. Les appareils de nettoyage à haute pression de type Kärcher se montrent plus efficaces sur certains types de sols, mais ils sont onéreux et le travail est laborieux. L’appareil miracle à enlever les chewing-gums des rues reste donc à inventer !

Les citoyens que nous sommes sont donc invités, en attendant, à ne pas les jeter n’importe où. Les parents responsables sont amenés à apprendre à leurs chères petites têtes gourmandes que la gomme à mâcher met cinq ans à disparaître dans la nature. 90 fois moins qu’un sac en plastique mais 12 fois plus que pour un simple morceau de papier. Ça donne à réfléchir... en mâchouillant. Pour ne pas en arriver aux extrêmes. Comme en Angleterre, où une loi a été instaurée à l’égard de ceux qui seraient vus en train de jeter un chewing-gum par terre et sont exposés à une amende d’un montant de 75 euros. Ou comme à Singapour où l’importation et la vente de chewing-gum sont tout bonnement interdits !

Le chewing-gum est un produit chimique « travaillé », presque technologique. Son degré de nuisance pour l’environnement, notamment urbain, se situe a priori au-dessus de celui des crottes de chien, qui sont, elles, biodégradables. La clé de leur résistance réside dans leur composition.

Autrefois composé d’une gomme naturelle, le "chiclé" (latex blanc du sapotier, un arbre sauvage que l’on trouve principalement dans les forêts anciennes d’Amérique centrale et du sud), le chewing-gum, aujourd’hui industrialisé, a vu son mode de fabrication évoluer.

Les gommes, devenues artificielles, sont fabriquées à partir de polymères issus du pétrole par un procédé industriel très similaire à celui qui produit, après la vulcanisation, la gomme synthétique utilisée dans les pneus de véhicules.

Les ingrédients naturels se sont donc rarifiés et on trouve aujourd’hui jusqu’à 100 ingrédients chimiques différents dans le chewing-gum…

De quoi est composé le chewing-gum de nos jours ?

Le colorant : une substance que l’on fait dissoudre dans un liquide ou dans une pâte pour leur donner de la couleur,
La gélatine : une substance obtenue en faisant bouillir des matières animales (os) et végétales (algues),
L’émulsifian t: un produit tension-actif qui stabilise une émulsion, ici une préparation à base de gélatine, en enrobant d’un film de gouttes en suspension,
Le stabilisant : pour améliorer la stabilité chimique de la matière,
L’agent gélifiant : une substance naturelle ou synthétique transformant/ épaississant les denrées alimentaires liquides en gels,
La cire de Carnauba : un agent d’enrobage naturel. C’est une cire jaune prélevée sur la surface des feuilles de Copernicia Cerifera
Le sorbitol : employé comme édulcorant et comme stimulant de l’excrétion biliaire,
Le bicarbonate : un composé chimique qui contient un atome d’hydrogène acide (- HO3),
La gomme de base : c’est le support du chewing-
gum, c’est à dire la gomme que l’on mâche.

En bref on y trouve: des gommes artificielles, du sirop de sucre industriel, des huiles essentielles ou parfums artificiels, des édulcorants comme le xylitol, des produits de synthèse comme l’asparatame, le cyclamate (dont les effets sur la santé sont controversés) ou la saccharine (également controversée et interdite dans des pays comme le Canada ou les États-Unis).

Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/
Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/
Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/
Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/
Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/

Photos © http://shootingthestreets.com/2014/04/16/stranger-72-ben-wilson-chewing-gum-artist/

C’est un artiste qui a eu l’idée lumineuse de détourner la problématique de la pollution engendrée par les chewing-gum. Ayant un dégoût pour les déchets industriels, des automobiles et des poubelles, Ben Wilson, peintre et sculpteur sur bois britannique avait, en commençant sa carrière, décidé de travailler ces derniers pour leur donner une ‘’deuxième vie’’ et de les transformer artistiquement.

Puis il s’est penché sur les chewing-gums collés sur les trottoirs pour en faire des œuvres d’art miniature. En plus de les peindre, Ben Wilson les sculpte également. Il a commencé à peindre sur ce support en 1998. Ses premières peintures de chewing-gum ont été faites sur Barnet High Street. Depuis, il a créé plus de 10 000 de ces œuvres sur les trottoirs dans tout le Royaume-Uni et certaines régions d'Europe.

Pour Ben Wilson, le chewing-gum Art replace l'homme dans son environnement. Il se refuse à juger le citadin qui jette ledit chewing-gum, mais se contente de faire de véritables oeuvres d'art urbaines de ces rebuts.

Pendant ces six dernières années, Ben Wilson a passé des journées entières à sillonner les trottoirs et à y traquer les vieux chewing-gums écrasés, qu’il transformera en œuvres d’art. Plus de 8000 œuvres d'art ont ainsi été photographiées et cataloguées pour ses archives.

En plus de produire ses propres compositions, il répond aux envies et effectue les commandes de son public, qui en redemande. La Royal Society of Chemistry, lui a récemment demandé de peindre les représentations de chacun des 118 élém
ents connus.

BBC News a passé une journée dans les rues avec BenWilson. Reportage 3’20’ :

Ce n’est pas une mince affaire que de transformer ces gommes écrasées ! Ben Wilson chauffe d'abord le chewing-gum avec un petit chalumeau, puis enduit celui-ci de trois couches d'émail acrylique. Il utilise la peinture acrylique spéciale et finit par une couche de vernis. Un travail qui peut aussi bien lui prendre deux heures que trois jours.

Pas de séparation pour Ben Wilson entre la vie et l’art. L’existence éminemment unique d’un chewing-gum sur le trottoir devenue poétique, romanesque, constitue une puissante expérience humaine ne pouvant que le conduire à créer. Parvenu à ce degré où la vie est l’art et l’art est la vie. Comme jadis le facteur Cheval et son habitat, il travaille, lui, s
on environnement.

Focus sur l'environnement urbain avec le Chewing-Gum Art de Ben Wilson.
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