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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

Publié le 3 Juin 2015 par DB-RBV

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

En Iran, l’art est une arme. Et particulièrement l’art de rue, qui, avec les frères artistes et skateurs Icy & Sot, originaires de Tabriz, au nord-ouest du pays, à proximité des frontières de la République d'Azerbaïdjan et de l'Arménie, jouent la provocation. Avec, en prime, une sérieuse dose d’humour, autre arme redoutable pour dégommer tous les mollahs du pays.

Par ici leur site :

http://icyandsot.com/

Et par là leur page Facebook :

A coup de bombes de peinture ou de sculptures géantes, comme cette canette Coca-Cola opportunément installée à Téhéran après que le président ait lancé une fatwa contre la marque américaine, Icy & Sot, revisitent l’art de rue à leur manière.

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

Icy, né en 1985 et son cadet Sot, né 1991, résident à Brooklyn, New York, mais depuis 2006 , les deux frères continuent leur croisade créative en démantelant les perceptions préconçues d'une tradition iranienne en évoquant les droits humains, la justice, les questions sociales et politiques.


Par ici le film :

Dans la même lignée, le street-artist iranien Worm Brain défie les forces de l’ordre et affiche ses pochoirs contestataires ou ses fresques graffiti inspirées par la calligraphie arabe, aux quatre coins de la capitale perse.

Dans ses messages de paix via la déformation de la lettre qu’il propose, c’est à un travail géométrique que Worm Brain se livre. À Téhéran, en bas d’une porte, il n’est pas rare de tomber sur des entrelacs de couleurs qui portent sa marque, issus de sa série “Shapes Project” qu’il diffuse via sa page Facebook, ici :

Le dernier “pan” de son activité artistique est consacré à un travail sur toile plus classique, fait de compositions abstraites, ou de portraits.

Rappeur engagé présent sur la B.O du film "Les Chats Persans", l'iranien est rapidement devenu le symbole d'une nouvelle génération iranienne.

Outre sa diversité, l’originalité de Worm Brain est qu’il continue à peindre dans les rues de Téhéran. Il serait même un des membres les plus en vue d’une scène réduite, bien qu’active, qui continue d’afficher ses travaux dans les
rues de la cité millénaire.

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

Sur les traces de ses prédécesseurs pionniers Elle, isba, K.T. and Mago et A1one, l’activité de Warm Brain l’expose à des poursuites judiciaires. D’où l’absence d’informations autour du street artist sur la Toile.


Arrêté en 2012 par le ministère du Renseignement et de la Sécurité nationale pour raisons sociales et politiques, A1one a lui été détenu dans la prison d'Evin pendant 10 jours à 209 Ward. Pour avoir peint un mur.

Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/
Photos © http://www.a1one.info/

Photos © http://www.a1one.info/

Son nom d’artiste lui suffit pour toute reconnaissance. Son identité est tenue secrète. Nafir court déjà assez de risques comme ça jonglant depuis 2003, le jour, avec une vie rangée, et la nuit, avec ses activités de street artist engagé. Quand il peint sur un mur, Nafir sait que son travail sera supprimé dans les 12 à 24 heures. Plus de 1.000 de ses pièces ont déjà subies ce sort à Téhéran. Et immuablement, il continue ce qu'il appelle sa lutte contre l'oppression. Le seul moyen qu’a Nafir et tous les autres pour s’exprimer par son art, reste les médias sociaux sur Internet comme Facebook, Pinterest, Instagram, véritables vitrines qui grapillent sur l’éphémère.

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

À l’instar du cinéma iranien qui oscille entre underground et alternatif, un infra-mince espace de liberté autorise les street artists à braver le pouvoir, comme d’autres artistes, cinéastes, musiciens punk ou performers qui réussissent, malgré les difficultés, à se faire entendre et à dynamiser à coups d’espoir toute une génération lassée par l’obscurantisme.

La pratique illégale du street art y est cependant soutenue, au compte-goutte, par la municipalité qui pratique même la commande d’œuvres gigantesques.

Il s'appelle Medhi Ghadyanloo. Cela fait huit ans qu'il utilise les murs de la capitale iranienne comme support de son art. Diplômé d'un Master en animation après des études de dessin, Ghadyanloo marque de scènes surréalistes les espaces architecturaux de Téhéran. En 2007, l'artiste a créé une compagnie dédiée à l'émancipation du street art iranien, la Blue Sky Painters Company, grâce à laquelle l'art des rues
a pu émerger au sein de la capitale persane.

Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
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Street Art en Iran, la révolution imperceptible.
Street Art en Iran, la révolution imperceptible.

Sa série de peintures murales, intitulée Histoires sans fin, semble braver les lois de la gravité. Rappelant le travail des célèbres Kurt Wenner et Julian Beever, deux artistes-peintres sexagénaires spécialistes de l'anamorphose, ses œuvres sont également comparées à celles de Magritte.

Bien évidemment, contrairement à Icy and Sot, Mehdi Gadyanloo ne se frotte pas à la diffusion de messages politiques à travers son travail. Son objectif se veut d’embellir la ville via la municipalité qui finance désormais son travail. Surprenant dans un pays où le street art demeure une pratique illégale.

Par ici la page Facebook de M
ehdi Ghadyanloo :

L'imagerie murale n'a pas toujours été utilisée à bon escient. En effet, après la révolution de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak, le gouvernement iranien s'en servait comme outil de propagande en vue d'atteindre la population analphabète de Téhéran. Les victimes de guerre envahirent ainsi les murs de la ville, le but étant de prolonger la révolution tout en renforçant le nationalisme. Un temps où les thématiques anti-américaines et anti-israéliennes étaient de rigueur. Cette période sombre est désormais bien loin de l'esprit des jeunes street-artists iraniens, davantage intéressés par la création artistique que par une quelconque prise de position politique. L'appui municipal à ces nouvelles pratiques créatives, s'inscrit donc dans la révolution imperceptible que connaît l'Iran.

Commenter cet article

TEhranUP 05/06/2015 08:43

Ignorant bulshit !!! the guy who wrote this is just a hype puppet ,has no clue about street art and IRAN.

iliadeverte@yahoo.fr 05/06/2015 08:57

ARGUMENTEZ au lieu d'insulter. Seriez-vous à la solde des barbus ?