Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

Publié le 1 Juin 2015 par DB-RBV

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

Le Street Art constitue le coeur de K-Live, Sète en est l’écrin alternatif. Depuis 2008, des artistes phares de ce mouvement se sont succédés, invités par le festival. En laissant leurs empreintes sur les murs de la ville, ils ont enrichi l’apport esthétique de la ville où il fait bon se balader et laisser courir son regard le long des quais ou dans les ruelles typiques du quartier haut. Un musée à ciel ouvert pour une ville qui s’y prête. Par sa population, Sète est en effet troisième agglomération de l'Hérault avec 88 116 habitants.

Appelée l'île singulière, expression due à Paul Valéry ; un enfant du pays, Sète a vu également naître des artistes comme Georges Brassens, Manitas de Plata, Jean Vilar, Pierre Nocca, Agnès Varda ou les frères Hervé et Richard Di Rosa, Robert Combas et des personnalités comme le diplomate français, membre de l'expédition de La Pérouse, Barthélemy de Lesseps, l’astronaute Jean-Félix Adolphe Gambart ou le philosophe et philologue
Yvon Belaval.

Brassens – Amön – Office du Tourisme de la Ville de Sète

Brassens – Amön – Office du Tourisme de la Ville de Sète

Sète est considérée comme la Venise du Languedoc grâce à son canal royal et sa situation particulièrement privilégiée sur un promontoire, agrémentée d'un littoral de 20 km de sable fin rejoignant le Cap d'Agde. Cela contribue à en faire une destination extrêmement prisée des street-artistes qui ne se font pas priés pour répondre à l’invitation du festival K Live.

K-Live est un concept original, pluridisciplinaire, un festival qui crée un pont entre arts urbains, arts plastiques et concerts de musiques alternatives.

Depuis 2008, K-LIVE investit, chaque année un peu plus, la ville. Centré sur le Théâtre de la Mer, il s’étend aussi dans d’autres e
spaces culturels, touristiques et urbains dela commune.

Demandez l’ programme 2015 !

Vendredi 5 juin : JABBERWOCK
Y / FKJ / ISAAC DELUSION / THE GEEK X VRV

Samedi 6 juin : FAKEAR / SLOW MAGIC / DREAM KOALA / ROMARE

. Invités MaCO annoncés :

JAN KALAB, un artiste tchèque qui vient du graffiti où il a fait ses armes sous les noms de « Cakes » et de « Point ». Il poursuit son chemin artistique dans les rues, comme sur les toiles, sur la voie de l’abstraction.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

CLET alias Clet Abraham est né en Bretagne mais s’installe en Italie il y a vingt ans. D’abord à Rome, puis à Florence, où il a commencé depuis quelques années à développer la forme de street art pour laquelle il est connu aujourd’hui.

Son intérêt se concentre comme une obsession sur le détournement de panneaux de signalisation par la réalisation d’interventions urbaines. Tout en respectant leur lisibilité, il colle son humour souvent provocateur sur les panneaux.


Clet construit son travail autour de l’étude du dessin, entendu comme une recherche de synthèse visuelle de la pensée, dans un langage de communication universelle. Pour lui, l’art doit être utile, proche du public, de plus en plus basique et simple, fait non pas pour s’autocélébrer mais pour servir un contenu. Par ici un reportage sur l’artiste qui a dernièrement fait parler de lui au Japon :


Et par là, un film sur son travail :

Parmi les invités 2015, Stew. De son premier tag vandale en passant par la Tour Paris 13 et la fresque monumentale de Héron Bleu, reconnue comme la 2eme plus haute façade d’Europe jamais peinte, dans le 13ème arrondissement de Paris, à 36 ans Stew a vite adopté la rue comme terrain de jeu avec la découverte de l'univers du graffiti.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

60 heures de peinture, 30 heures d'atelier, 30 litres de peinture, une centaine de bombes pour une surface de 52x14 mètres, ici, un film de 12 mn retrace cette performance :

Stew se définit comme info-graffeur dépassant l'approche traditionnelle, conciliant les créations numériques et le graffiti, tout en utilisant de nombreuses techniques comme la sérigraphie, le collage et le pochoir. L’ordinateur est devenu un passage obligatoire dans son processus de création. Lui qui a toujours été passionné par la culture underground, le punk, la techno, le hip hop, a passé de nombreuses nuits à arpenter les rails de chemins de fer, à trainer dans les technivals et à peindre. Puis, il y a eu cette attirance pour l’Asie et les pochoirs, qui lui ont permis de canaliser son élan créatif. Les illustrations de STEW font voyager dans un autre monde, un monde peuplé de samouraïs, mais aussi d’oiseaux, en revisitant le pochoir, quelque part entre l’estampe japonaise et la gravure. De ce fait, les projets pleuvent pour Stew ... À Sète, un gros mur de 600m2 l’attend.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

C’est dans un bestiaire fantastique que nous entraine le street artist et illustrateur français BAULT, avec ses créations peuplées de créatures fantasmagoriques colorées. Un étonnant cabinet de curiosités où se croisent monstres et animaux hybrides sortis de l’imagination de l’artiste, qui utilise un mélange de peinture acrylique et de bombes basse pression pour exprimer son style si particulier.

Ses œuvres sont truffées de représentations d'animaux assez déjantées permettant de faire passer des idées, des émotions en touchant un public très large, sont essentiellement un prétexte, un vecteur pour représenter l'humain. Les animaux représentés so
nt souvent inachevés, tronqués, hybrides.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

En SOUND… attendus comme des cerises sur le gâteau :

TRICKY, C2C, THE DO, COCOROSIE, THE JON SPENCER BLUES EXPLOSION, GONZALES, HIGH TONE, DOPE D.O.D sont prévus, tous séduits par la perspective de jouer dans le cadre magique du Théâtre de la Mer. Cet amphithéâtre à ciel ouvert, avec la mer en arrière scène, constitue l’un des plus beaux balcons sur la Méditerranée.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

Par ici les différents spots dans la ville :

Depuis maintenant 5 ans, le festival K-Live renforce le lien qui l’unit à Sète, notamment à travers ses habitants qui apprécient les traces du passage des street-artistes invités années après années, conscients que l’addition de ces œuvres, figées sur les murs de la ville, fait de Sète un véritable Musée à Ciel Ouvert.
Tout a commencé en 2008. Lors de cette première édition, le street-artiste phare était L’ATLAS. Fasciné par le travail du trait et de l’écriture, il a étudié la calligraphie arabe traditionnelle. Il s’intéresse tout particulièrement au koufi, écriture géométrique dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie. On retrouve cette écriture labyrinthique, motif récurent de ses œuvres, à Sète, notamment sur la place de l’Hospitalet, dans le Quartier Haut, avec le fameux palindrome « In girum imus nocte et consumimur igni », en hommage au film de Guy Debord, critique de la société de consommation et d’aliénatio
n capitaliste, ci-dessous en deux parties :

En 2009, c’est Patrice POCH qui succède à L’ATLAS en tête d’affiche de K-Live. Depuis ses 14 ans, Patrice gravite dans l’univers punk-rock : Harrington et Doc Martens, guitares saturées et concerts énervés. Il s’inspire fortement de cet univers dans son œuvre, à l’image de ses collages dans la ville de Sète, des personnages à taille réelle en un clin d’oeil à la scène Punk rock de Montpellier et Sète des années 80. Sa trace la plus visible à Sète se trouve dans la grand rue Mario Roustan, sur une ancienne devanture de commerce.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

En 2010, M. CHAT, le street-artiste invité par K-Live a été extrêmement productif. On retrouve ses œuvres un peu partout dans la ville. La création graphique de l’artiste franco-suisse Thoma Vuille est identifiable du premier coup d’œil. Elle consiste en un chat jaune orangé réalisé à la peinture acrylique. Ce personnage énigmatique arbore toujours un énorme sourire. Il est généralement peint sur des murs, à des endroits inaccessibles. Ce n’est pas le cas de celui qu’on peut admirer sur la place de la Mairie, à Sète, en tenue de jouteur.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

En 2011, c’est un des pionniers français du pochoir qui a sévit dans la ville. À 60 ans, EPSYLON POINT, Epsy pour les intimes, fait partie de la première génération des artistes urbains du début des années 80. Figure de ''l’impolitiquement correct'', il s’intéresse à des sujets politiques et sociaux comme le monde ouvrier, les conflits mondiaux mais aussi les scènes érotiques. A Sète, Epsy a principalement œuvré sur les quais, notamment sur le mur d’entrée du chai Agrocanet, quai des Moulins, avec un hommage à Pasolini.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

En 2012, Christian Guémy, alias C215, pochoiriste mondialement connu, a apporté une autre dimension au MaCO avec ses portraits réalistes. Très actif dans le milieu des arts urbains depuis 2005, en dirigeant notamment des projets collectifs, C215 s’est recentré sur sa production personnelle à travers la pratique du pochoir dans un style complexe et immédiatement identifiable. L’œuvre marquante l’ édition 2012 est le monumental Penseur de Sète, que l’on peut admirer dans le Quartier-Haut, rue des Députés.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

Sur le portail de la Fondation K-Live, à l’origine du festival, rue Frédéric Mistral, une oeuvre de C215, en hommage à l’un des pionniers du graff des années 80, intitulée ‘’Portrait de Kase’’.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

Lors de l’édition 2012, K-Live a également eu la chance d’avoir un second artiste de renom, en la personne d’Alberto Vejarano, alias CHANOIR, un franco-colombien qui fait parler de lui dans le monde du street-art depuis une dizaine d’années. En 1996, il rentre de plein pied dans la culture post graffiti parisienne en créant son alter ego, CHANOIR. Il invente alors la métamorphose systématique de son logotype. Pour se différencier des autres street-artistes, il peint, graffe et dessine des Chas. Les œuvres d’Alberto s’attachent à la beauté anodine des choses de l’enfance. C’est le mur des halles de Sète qui accueille son œuvre principale.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

KASHINK, une des rares filles très actives dans le mouvement street art/graffiti. Atypique jusqu’au bout des ongles, elle porte souvent une moustache et peint d'immenses personnages protéiformes aux yeux multiples, ou des têtes de mort à la mexicaine, le tout dans un style graphique très coloré, loin des références traditionnelles.

Son travail, qui s'inspire à la fois de ses origines slaves et hispaniques, du Pop Art et de l'illustration narrative, revendique un engagement. Partant du principe que la rue permet de faire passer des messages à grande échelle, Kashink évoque l'égalité des droits homme/femme, l'homosexualité, la religion, la finitude. Elle intervient aussi bénévolement pour des associations telles que la Voix de l'Enfant et Emmaüs. KASHINK, qui n'hésite pas à se diversifier dans ses techniques de travail (installations, céramique, photo, vidéo…), tient à ce que le street art
reste un acte militant.

Elle a fait cadeau à la ville de Sète de deux murs très colorés.

Le premier, rue de Belfort sur le mur de l’École Municipale des Beaux Arts, est un hommage à Édith Piaf et à son célèbre Hymne à l’Amour. Il faut grimpe
r pour voir l'oeuvre ‘’si tu me le demandais’’, mais ça vaut le coup !

Le second se trouve à la Pointe Courte, quartier de cabanons de pêcheurs qui tourne le dos à la Méditerranée pour regarder vers l'étang de Thau, où, en 1954, Agnès Varda tourna son premier film, précurseur de la Nouvelle Vague. La Pointe Courte n'est pas Sète. C'est un petit Sète à l'abri de Sète. Et sur l’un des murs face à la mer de ce village dans la ville, que Kashink a signé une collaboration colorée avec Bault. D’autres artistes présents sur le festival y ont apporté leur petite touche… Julien SETH Malland, GoddoG, Paul Loubardino et IZO.

 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....
 Avec K-Live, Sète en tête des manifestations culturbaines.....

D’autres artistes phares du mouvement street-art se sont succédés à Sète. Il y a eu ALËXONE, JONNYSTYLE, PABLITO ZAGO, CLAIRE STREETART, JULIEN SETH MALLAND, MONSIEUR QUI et GODDOG...

Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/
Photos ©  http://k-live.fr/festival/

Photos © http://k-live.fr/festival/

Commenter cet article