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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !

Publié le 17 Mars 2015 par DBRB

Photos © RB Cliquez pour voir les photos....
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C’est en 1890, rue du Sarrette, dans le XIVe arrondissement de Paris, au niveau de la rue de la "Voie Verte" (actuelle rue du père-Corentin), qu’est née la brasserie dite de La Nouvelle Gallia. Plusieurs brasseries s’installèrent d’ailleurs dans ce quartier, bénéficiant des carrières en sous-sol pour en faire des caves de fermentation et autres caves de garde.

À Paris, il y aurait eu jusqu'à une trentaine de brasseries souterraines, installées au XVIIIe et XIXe siècles, principalement dans carrières souterraines du 13e et 14e arrondissements. Ces aménagements souterrains sont la réponse à des taxes, au prorata de la surface, toujours plus importantes sur les infrastructures de surface. Les carrières à piliers tournés étaient particulièrement recherchées pour leurs volumes. Elles possèdent également une atmosphère fraiche et humide idéale pour l'élaboration de la bière. Alors qu'au jour où l'urbanisme a fait disparaitre toute trace, des vestiges de ces brasseries subsistent sous terre. Parmi cette multitude de brasseurs, Gallia devient en 1896, la plus grosse brasserie de Paris et connaît son heure de gloire en 1890, en remportant la Médaille d’Or à l’Exposition Universelle. Trente ans plus tard, en 1932, la brasserie produit 150 000 hl par an.

Réquisitionnée par les Allemands pendant l'occupation, l'entreprise familiale poursuit sa croissance après la guerre, pouvant produire jusqu'à 150 000 hectolitres de bière par an. Toujours en phase avec son temps, Gallia lance dans les années cinquante la Helden Pils, qui s'inspire des bières claires et filtrées à basse fermentation venues d'Allemagne. Mais l'heure de gloire de Gallia touche déjà à sa fin avec la montée en puissance, dans les années soixante, de groupes mondiaux comme Kronenbourg, sonnant le glas des brasseries locales parisiennes.

Sclérosée par la concurrence, la production de la bière Gallia est progressivement abandonnée et la brasserie de la rue du père Corentin détruite en 1968.

Triste fin. Mais c’était sans compter la destinée de Guillaume et Jacques. Rencontrés sur les bancs de l’école, c’est au cours de leurs études que Guillaume Roy et Jacques Ferté se passionnent pour la bière. L’idée d’un projet commun germe dès 2006 partant du constat que Paris est la seule capitale au monde à ne pas avoir sa propre bière ! En accord avec un des descendants de la marque,, en 2009, Guillaume et Jacques relancent la Gallia. De leur rencontre avec Simon Hicher ils la font renaître de ses cendres. Diplômé du master en génie brassicole de Louvain-La-Neuve (Belgique), Simon est devenu l’identité brassicole de Gallia.

Installée à Pantin, la nano-brasserie où se trouvent le laboratoire et les entrepôts, brasse toutes les deux semaines, afin de continuellement tester les variétés de malts, de houblons, de levures et d’élaborer les recettes des bières Gallia. Le travail du brasseur consiste à jouer avec les propriétés naturelles du grain de manière à transformer et extraire le sucre qu’il contient. Le jus obtenu est ensuite épicé avec du houblon, lui apportant amertume et arômes. Ce « moût » est transformé en bière par l’utilisation de levures.

Bien au-delà de leur couleur, les différents types de bière, diffèrent par la qualité de l’eau utilisée, la variation des quantités/variétés de céréales, des levures, des houblons.

Avec les mêmes ingrédients, il est possible de faire des types de bières complètement différents. Ce sont les techniques mises en œuvre et le savoir-faire du brasseur qui déterminera les caractéristiques finales de la bière.


Aujourd’hui, la marque compte 4 bières dont elle arrose plusieurs centaines de points de vente à Paris comme à l’étranger mais aussi dans les soirées parisienne comme Seine Underground le 28 mars 2015. Par ici l’événement :

https://www.facebook.com/events/326005387589786/

Et ce n’est pas fini ! Un nouveau projet va bientôt voit le jour, en conclusion de 5 ans de travail. Bientôt Gallia va lancer la plus grande production de bière en région parisienne depuis 1970. Pour suivre de près tos les rebondissement, c’est sur la page Facebook de Gallia, ici :

https://www.facebook.com/GalliaParis?ref=ts&fref=ts

Alors, pour être dans le coup et trinquer avec classe, consommons régional. On appréciera beaucoup une Pietra en Corse ou une Gallia à Paris, ça coule de source !

Vidéo présentant la bière Gallia :

Simon Hicher, maître brasseur. Photo © RBV

Simon Hicher, maître brasseur. Photo © RBV

L'équipe Gallia. Photo © Gallia

L'équipe Gallia. Photo © Gallia

Pilliers béton de la brasserie Gallia lors de son ouverture en 1980. Photo © S. Hudlet.

Pilliers béton de la brasserie Gallia lors de son ouverture en 1980. Photo © S. Hudlet.

La carrière Gallia fut investie par les cataphiles au début des années 80 et fut surnommé le "Cellier". On y observe toujours les piliers tournés originels, de magnifiques arches de confortations en pierres de tailles, des piliers carrés maçonnés et de nombreux piliers béton numérotés à chapiteaux. .

La carrière Gallia fut investie par les cataphiles au début des années 80 et fut surnommé le "Cellier". On y observe toujours les piliers tournés originels, de magnifiques arches de confortations en pierres de tailles, des piliers carrés maçonnés et de nombreux piliers béton numérotés à chapiteaux. .

Vieux pilier et arche en pierres de taille, datant des premières consolidations

Vieux pilier et arche en pierres de taille, datant des premières consolidations

Pilier béton actuel de la brasserie Gallia, surnommée le "Cellier"

Pilier béton actuel de la brasserie Gallia, surnommée le "Cellier"

Photo d'antan  © Gallia
Photo d'antan  © Gallia

Photo d'antan © Gallia

Soigner l'image de Gallia en misant sur un graphisme travaillé, c'est le parti adopté par les deux entrepreneurs de Gallia pour doper la communication multicanal de la société.


Ils ont négocié un partenariat avec Sparkle, une agence de graphisme qui a travaillé sur un panel de supports de marque (site web, affiches, verres, sous-bocks, logo...) avec, comme emblème, le coq français !

Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !
Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !
Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !
Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !
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Gallia ? Plus underground, tu "cataphilises" !
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Mais ils ont également donné carte blanche à l'illustrateur Thomas Baas et voilà ce que ça donne !  ©Thomas Baas (http://costume3pieces.com/fr/home/portfolio/2)

Mais ils ont également donné carte blanche à l'illustrateur Thomas Baas et voilà ce que ça donne ! ©Thomas Baas (http://costume3pieces.com/fr/home/portfolio/2)

Photo © Pinterest

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