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ZiK et ZinC

La culture alternative est un vivier d’expressions en marge.

"No future ! La déferlante punk" d'Alain Maneval.

Publié le 27 Février 2015 par DB-RBV

"No future ! La déferlante punk" d'Alain Maneval.

Dans les seventies, en Europe, des adolescents ripostent à la morosité ambiante par une surenchère de provoc' et d'inventivité. Raconté par Alain Maneval, le récit incandescent de l'ouragan punk et de sa révolution artistique radicale paraît sous forme d'un documentaire de 52 mn"No future ! La déferlante punk" dont la première diffusion est programmée demain samedi 28 février 2015 à 22h35 sur Arte ! Et pour les furieux des "saturday night fever", une session de rattrapage est prévue le vendredi 6 mars à 3h35.,


Londres, 1977. Sur King's Road, à 25 ans, on passe pour ringard. Sous l'influence de groupes américains comme les Ramones, des gamins de 15-16 ans fardés, les cheveux teints et/ou taillés en crête, y écument les disquaires et les friperies, traînent, provoquent, s'amusent. Dans une Angleterre en pleine dépression économique, ceux qu'on appelle les punks crachent leur dégoût d'un monde sans horizon et vomissent sur les hippies qui squattent l'industrie musicale. Armés d'un ampli, d'une basse ou d'une polycopieuse (pour les amateurs de fanzines), ils prennent leur destin en main. Ils s'intronisent musiciens, et, partout où on les autorise à jouer, sèment la pagaille devant un public déchaîné qui leur crache joyeusement dessus. Sans arrêt des groupes se montent, parfois juste le temps d'un concert. D'autres émergent durablement, comme les Sex Pistols ou les Clash.

Pogo et dada

La vague punk ne tarde pas à déferler sur le reste de l'Europe, à Berlin, Düsseldorf, Zurich et Paris où, dans un style plus dandy, surgissent les groupes Starshooter, Stinky Toy ou Asphalt Jungle. Elle gagne aussi la mode, le graphisme et la bande dessinée, faisant éclore une esthétique au dadaïsme trash, dont l'influence perdure aujourd'hui.

Parti à Londres en 1977, Alain Maneval, auteur et narrateur de ce film, a vécu fiévreusement les deux années qu'a duré le punk rock, avant que ce mouvement ne succombe aux excès en tout genre, à l'héroïne et à la récupération commerciale. Son expérience sert de fil rouge au documentaire. Des coups d'éclat de Sid Vicious aux tenues outrageuses de Siouxsie, de nombreux rescapés du punk racontent l'esprit, les rencontres et événements marquants de ces années-là : le critique rock Patrick Eudeline, ancien d'Asphalt Jungle, Henry Padovani, ex-Police, Glen Matlock, qui fut bassiste des Sex Pistols, Topper Headon des Clash, la chanteuse Elli Medeiros, ex-Stinky Toy, Kent, etc. Le montage, nerveux, colle à la rage et à l'extravagance déployée sur scène. De nombreuses images d'archives, souvent issues de collections personnelles, émaillent le film. Tournées dans une basse résolution raccord avec l'esthétique d'alors, et peuplées de visages blafards et moqueurs, de silhouettes débraillées, voire dénudées, hurlant et pogotant, ces séquences nous plongent dans l'ambiance débridée de l'époque.

Source : Arte

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